L’Amazonie, une forêt menacée

Amazonie menacée : déforestation, feux de forêt, élevages

Réagir et Protéger

Il est difficile de l’ignorer… l’Amazonie souffre.

Seul une prise de conscience globale pourra sauver l’Amazonie. Cette urgence planétaire résonne comme étant l’essence même de Amazonia Wild Experience.

La déforestation, l’exploitation minière illégale, les défrichements et les incendies ont atteint un niveau record. Les scientifiques informent que nous approchons rapidement d’un point de non-retour. Une fois ce cap franchit, l’Amazonie ne fonctionnerait plus comme elle le devrait.


Mines et déforestations

La Déforestation

Entre 1492 et 1970, 1% de la forêt amazonienne a été détruite. Durant ces 35 dernières années, cette même forêt s’est réduite de 14 %, soit une superficie supérieure à deux fois celle de la France et une vitesse de déforestation 200 fois plus élevée.

La déforestation continue de s’accélérer à l’heure actuelle. L’agriculture et l’élevage en sont les causes principales.

De plus, au-delà des surfaces détruites, c’est la qualité de la forêt qui est aussi en jeu. Certains bucherons n’hésitent pas à pénétrer la forêt pour ne prélever que certaines essences rares de bois. Les orpailleurs défrichent des parcelles pour chercher de la l’or. La forêt est pillée.


Les feux de forêt

Alors que les images des feux de forêt avaient fait le tour du monde en 2019, le “poumon vert” de la planète continue de brûler dans une relative indifférence. Le nombre d’incendies était même en hausse en juillet 2020, on y a enregistré 6 803 départs de feu dans la région amazonienne.

Cette tendance ne fait que s’accélérer, encouragé par un gouvernement brésilien qui déconstruit toutes les politiques environnementales passées.

incendies volontaires en amazonie

agriculture et déforestation

L’Agriculture

Désormais à côté du bois tropical d’exportation et de l’expansion de l’élevage, au sein de la lutte des écologistes et des défenseurs des peuples indigènes, la culture intensive de soja devient l’ennemi n°1 de la forêt amazonienne.

A ce jour plus de 80 millions d’hectares de terres au Brésil ont été défrichés pour ces raisons. C’est environ un dixième de la superficie du pays.

Le soja est principalement cultivé pour un alimenter le bétail. Le bétail est lui-même une des causes de la déforestation. Le cercle vicieux est en place.


L'élevage

Les denses forêts d’Amazonie qui recouvraient le nord-est du Brésil ont toutes disparu. Non pas pour être remplacées par des villes, mais par un désert de pâturages et de fermes d’élevage s’étendant à l’infini. Les dernières parcelles de forêts les plus anciennes au monde sont celles qui ont pu être sauvées grâce à la résistance des Indiens contre l’avancée des bûcherons et des éleveurs.
La nécessité d’espace pour l’élevage est une des principales causes des feux de forêt. Les gros éleveurs brésiliens n’hésitent pas à brûler la forêt pour multiplier les élevages. L’ampleur des feux des dernières ont pris des dimensions hors de contrôle, au point que plusieurs milliers de têtes de bétail ont été pris au piège et sont mortes calcinées.

élevage et déforestation

orpaillage au Guyana

L'orpaillage

En Amazonie, l’extraction à petite échelle, informelle ou illégale, est majoritaire. Invariablement, le mercure est massivement utilisé pour séparer l’or du minerai. Ainsi, les orpailleurs utilisent en moyenne 1,3 kg de mercure pour récupérer 1 kg d’or. Cela revient à dire qu’en offrant un bijou en or d’origine inconnue… Vous offrez peut-être son poids en mercure à l’Amazonie et à ses habitants !
L’orpaillage ruine l’écosystème par la déforestation et l’empoisonnement des nappes phréatiques.
Les peuples amérindiens sont les principales victimes de l’orpaillage.


La disparition des peuples amérindiens

La maladie, la faim, les attaques armées, les incendies et l’acculturation par l’évangélisation déciment un peu plus chaque jour les Indiens de la savane ou de la grande forêt amazonienne.
Au début de notre siècle les Indiens du Brésil n’étaient plus que 500 000. Aujourd’hui ils ne sont guère plus de 70 000 environ.
Ils doivent faire face à toutes les menaces citées précédemment : incendies, désappropriation de leurs terres, acculturation par les missions évangéliques, empoisonnement au mercure…
Le combat pour la préservation de la culture amérindienne et des peuples est plus que jamais d’actualité.

RAONI